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Les conversions d'habitats

I. Introduction

Les indicateurs de changements des surfaces d'habitats sont importants pour mesurer l'évolution des nejeux régionaux mais ne permettent pas d'interpréter les changements observés. En particulier, ils ne donnent aucun renseignement sur le devenir des habitats qui disparaissent, autrement dit, sur les conversions qui ont lieu.

Il existe deux manières d'aborder le problème des conversions d'habitats :
  1. du point de vue des processus : artificialisation, fermeture
  2. du point de vue des habitats : conversions des milieux remarquables, ouverts, fermés, humides, agricoles, naturels

Le choix de l'un ou l'autre point de vue se justifie par les questions posées. Par exemple, un observatoire de la biodiversité doit être en mesure de répondre à la question : "comment évolue l'artificialisation du paysage en Languedoc-Roussillon" par un indicateur d'artificialisation, nécessairement global et transversal.

D'un autre côté, l'observatoire doit permettre d'évaluer la part des différents processus qui affectent un type d'habitat particulier. Par exemple, Quelle est la part des différents processus qui affectent les zones humides ? Les zones humides sont à la fois affectées par le processus d'artificialisation (extension urbaine ou par l'agriculture) et par le processus d'enfrichement et boisement. Un rapport de l'EEA montre à ce sujet que le second phénomène concerne 79% des zones humides en Europe, alors que la conversion en terres agricoles ne représente que 7%, la conversion en zones artificielles (urbaines) 2% et la conversion en pièces d'eau 12%.

Dans la suite nous allons tenter d'explorer les deux approches, qui seront comparées à la fin.

II. Conversions du point de vue des grands processus

1. L'artificialisation

=> voir la page dédiée

2. La fermeture du paysage

=> voir la page dédiée

III. Conversions du point de vue des habitats

=> voir la page dédiée

IV. Conclusion

Comparaison des deux approches

Si le maintien de ces deux approches augmente le volume d'information fourni par l'observatoire au détriment de la simplicité, les deux approches sont néanmoins complémentaires, comme le montre le rapport d'évaluation de l'EEA (2008), dont l'auteur s'est senti obligé d'ajouter des analyses complémentaires, non prévues par le choix du set d'indicateurs officiels.

La première approche permet de chiffrer les processus d'artificialisation et de fragmentation de manière ciblée, ce qui répond à des questions identifiées régulièrement dans les documents institutionnels.

La seconde approche permet d'interpréter précisément les changements d'habitats observés, notamment concernant les habitats patrimoniaux comme les zones humides. Elle permet de mesurer le poids relatifs des différents types de mutations s'appliquant à ces habitats.

Enfin, il faut noter que ces données sont facilement accessible et faciles à traiter.

Récapitulatif des indicateurs proposés

Artificialisation
Fermeture du paysage
Conversions par grands types d'habitats

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