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Diversité domestique

La diversité des cultures et des animaux domestiques constitue d'une part, un support de la vie sauvage, et d'autre part, un patrimoine historique important, puisque certaines variétés sont issues d'un processus de sélection ayant débuté il y a plusieurs milliers d'années. En outre, la biodiversité domestique constitue un facteur d'appropriation de l'observatoire par le grand public et par les politiques, car ce thème est plus proche des préoccupations communes (alimentation, santé, environnement immédiat des zones les plus habitées).

Diversité domestique spécifique

Un aspect souvent oublié

Il n'existe aucun indicateur de diversité spécifique domestique à ma connaissance. Pourtant, le nombre d’espèces cultivées (maïs, blé, tournesol, vigne, oliviers, riz, sorgho, etc) et les surfaces correspondantes, ainsi que le nombre d'espèces élevées (bovins, ovins, caprins, porcins, volailles) et les cheptels correspondants sont des indicateurs plus facilement accessibles que le nombre de variétés à l'intérieur de chaque espèce. Ces données simples peuvent traduire les grandes évolutions du paysage agricole cultivé (apparition d’une nouvelle culture, tendance à l’homogénéisation par concentration sur un seul type de culture, remplacement d'une culture par une autre…) et ont donc un intérêt transversal, en tant qu'indicateur d'état de la diversité cultivée, d'état de la diversité des paysages agricoles, et de pression sur la biodiversité sauvage.

Seul l’Observatoire du Littoral dispose d’un indicateur reflétant la diversité des types de cultures : « 5. Typologie des cultures sur le littoral en 2000 », mais celui-ci s'apparente plus à un indicateur de diversité paysagère qu'à un indicateur de diversité des espèces cultivées.

Propositions

Indicateur de la diversité des espèces élevées

Les statistiques régionales AGRESTE fournissent pour chaque année les cheptels bovins, ovins, caprins, porcins et de volailles (Agreste, 2008). Ces données pourraient constituer un indicateur de l'évolution des grands types d'élevage en région Languedoc-Roussillon. Cependant, le mode d'exploitation (intensif ou non) n'est pas pris en compte dans ces données.

=> voir la proposition d'indicateur "Evolution des grands types d'élevages du Languedoc-Roussillon"

Indicateur de la diversité des espèces cultivées

  • solution basée sur AGRESTE
Les statistiques régionales AGRESTE, issues des statistiques agricoles annuelles, fournissent pour chaque année les surfaces de production des céréales, oléagineux et protéagineux (blé dur, blé tendre, seigle, orge et escourgeon, avoine, maïs, triticale, sorgho, riz, colza, tournesol, soja, pois, fèves), pommes de terre, légumes (asperges, laitues, chicorées, concombres, courgettes, melons, tomates, carottes, oignons), et des fruits (abricots, cerises, pêches, pommes, poires). Ces données pourraient constituer un indicateur de l'évolution des grands types de cultures en région Languedoc-Roussillon, présentable sous forme d'histogramme cumulé au cours du temps.

=> voir la proposition d'indicateur "Evolution des grands types de cultures du Languedoc-Roussillon"

  • solution basée sur LUCAS
Il existe une base de donnée européenne nommée LUCAS (Land Use / Cover Area Frame Survey) basée sur une grille systématique de points avec une résolution actuellement ramenée à 2x2 km. L'échantillonnnage a déjà eu lieu 3 fois (2001, 2003 et 2006) avec de légers ajustements méthodologiques, et a vocation à être perennisé. Cet échantillonnage présente une nomenclature très détaillée pour la partie agriculture avec 38 postes (voir tableau). Les avantages / inconvénients de cette solution doivent être étudiés par rapport aux données Agreste.

[Tableau]




Diversité domestique génétique


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