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Incendies

I. Introduction

Les incendies constituent une perturbation importante pour les écosystèmes forestiers. Ils dégradent les sols, sont un facteur d'homogénéisation des habitats et peuvent menacer directement certaines espèces peu mobiles. L'augmentation des surfaces brûlées et surtout de la fréquence des feux durant ces dernières décennies est une préoccupation importante dans le domaine Méditerranéen.

Cette augmentation a toutefois plusieurs origines. La principale force motrice qui doit être mentionnée est le changement d'usage des terres qui s'est opéré depuis 60 ans, avec l'abandon progressif du pâturage et la fermeture du paysage. La seconde cause, encore faiblement perceptible mais qui devrait devenir une préoccupation majeure dans les décennies à venir, est le changement climatique, en particulier son effet sur l'augmentation des périodes de sécheresse.

photo incendie

II. Indicateurs existants

1. Indicateurs européens

Néant

2. Indicateurs nationaux

Néant

3. Autres indicateurs

Indicators of Climate Change in the UK

(16) Number of outdoor fires

III. Propositions

1. Surface incendiée et nombre d'incendies

Les données régionales relatives aux incendies sont disponibles sur la base de données Prométhée qui délivre des statistiques sur les incendies depuis 1973. Ces données permettent un suivi du phénomène sur l'ensemble du midi de la France.

=> voir la proposition d'indicateur "Incendies"

2. Fréquence des incendies

L'indicateur précédent peut permettre d'avoir une idée de l'évolution de la fréquence des incendies à l'échelle globale d'un département ou de la région Languedoc-Roussillon, mais il n'intègre pas la localisation des incendies. Il serait souhaitable de pouvoir spatialiser cette information, ce qui permettrait d'obtenir un indicateur de fréquence d'incendie plus interprétable.

Un tel indicateur pourrait être l'évolution des surfaces incendiées réparties par classes de fréquence d'incendie sur une période glissante de 20 ou 30 ans (surface ayant subi 1 incendie, 2 incendies, 3 incendies etc).

Ces surfaces par classe de fréquence d'incendie pourraient être représentées sous forme d'un histogramme cumulé par classe, avec une barre par année.

Malheureusement, les statistiques de Promethee sont traitées par communes et ne sont pas assorties de cartographies, qui seraient à rechercher ailleurs (ONF, DDAF).

3. Moyens consacrés à la lutte contre les incendies

Il semble difficile d'accéder aux moyens consacrés à la lutte chaque année, car ces informations sont semi-confidentielles. Il serait d'ailleurs très complexe d'obtenir ces données car de nombreuses structures participent à la lutte : état, région , département, sivom ONF, protection civile. Enfin, il faudrait différencier la lutte proprement dite (pompiers, protection civile) de la prévention (création et entretien des pistes, pare-feux, campagne d'information etc.).

pas de proposition d'indicateur pour l'instant

4. Impact des incendies sur la biodiversité

Il n'existe pas actuellement de méthodologie visant à mesurer les impacts des incendies en termes de biodiversité, qui soit applicable à l'échelle de la région.

Un des impacts pourrait être mesuré par les relevés IFN en terme de biomasse végétale, diversité des formations arborées et structure des sols (pédologie) qui sont affectés par les incendies (com. pers. Marc Cheylan). Une autre mesure pourrait être la perte de sol (mesure de l'érosion des sols). Le CEMAGREF d'Aix en Provence a mis en place des suivis de l'érosion sur un bassin versant des Maures (le Real Collobrier) mais il n'y a pas de généralisation de ces mesures.

Concernant la biodiversité per se, quelques programmes de recherche existent, avec un recul parfois important, comme le programme de suivi des oiseaux des Albères sur des parcelles incendiées (Roger Prodon, CEFE - EPHE) avec un recul de 30 ans. Ce programme montre que le temps de retour des communautés d'oiseaux à leur stade forestier de départ est de l'ordre de 20 ans. Il montre également que l'avifaune présente sur les parcelles récemment incendiées est la plus intéressante sur le plan de la conservation (espèces typiquement méditerranéennes de milieu ouvert) alors que l'avifaune forestière est une avifaune banale présente dans une grande partie de la France. Le problème de ce type de conclusion est qu'elle ne s'applique qu'à un groupe biologique, les oiseaux, et qu'il en est autrement pour d'autres groupes : reptiles, amphibiens, insectes, plantes... L'obtention d'une réponse globale à la question de l'impact des incendies demanderait la mise en place d'un monitoring dédié à la problématique incendies, et couvrant les nombreux aspects de la biodiversité.

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